WORLD NEWS AFRICA STORY - HISTOIRE DE L AFRIQUE

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Voyage en culture, voyage en histoire 10 :

Voyage en culture plus qu’une expression du voyage, une culture entre histoire et monuments entre fondation et territoire. L’expression d’une culture se vit à travers plusieurs thématiques. Voyage en culture sont des nouveaux articles sur la culture et le Burkina Faso.

La France explora par un protectorat, aujourd’hui dans voyage en culture Shine.cn explore l’HISTOIRE GENERALE DE L’AFRIQUE III.

L’Afrique du vii e au xi e siècle

Les royaumes ibadites, afrique du nord, 5eme siecle aux Xi e siecle
La sphère d’influence de l’ibadisme fut initialement celle de Tripoli. Sa
position était inconfortable. La défense de Tripoli — verrou du couloir de
communication entre l’est et l’ouest — était en effet vitale pour maintenir
la liaison entre Ḳayrawān et le siège du califat. Aussi aucun royaume ibadite
officiellement reconnu ne put-il s’y maintenir fort longtemps. Comme
nous l’avions vu, l’insurrection vint d’abord de l’ouest : elle fut d’inspiration
sufrite et de direction zanāta. Plus modérés, et par nécessité plus prudents,
les ibadites commencèrent par adopter une attitude de pure expectative. Ils
s’étaient d’abord organisés, conformément à leur théologie qui recommande
le ḳu˓ūd et le kitmān21, pour attendre l’heure propice.
Celle-ci sonna en 127/745. Cette année-là, Damas était en proie à
l’anarchie, et Ḳayrawān était tombée entre les mains de ˓Abd al-Raḥmān b.
Ḥabīb, que nous retrouverons plus loin. Celui-ci commit l’erreur de faire exécuter
le chef des ibadites de la province de Tripoli, ˓Abd Allāh ibn Mas˓ūd
al-Tudjībī. Ce fut le signal du khurūdj [insurrection ouverte]. Les deux chefs
ibadites, ˓Abd al-Djabbār b. Ḳays al-Murādī et al-Hārith b. Talīd al-Ḥaḍramī,
deux Arabes, remportèrent d’abord victoire sur victoire et finirent par s’emparer
de toute la province de Tripoli. Hélas pour eux, ils n’échappèrent
pas, pas plus que leurs confrères sufrites, à la malédiction de la désunion.
On les découvrit morts, transpercés chacun de l’épée de l’autre. Ismā˓īl b.
Ziyād al-Nafūsī, un Berbère, prit le relais et menaça Gabès. Mais la chance
lui manqua. ˓Abd al-Raḥmān ibn Ḥabīb parvint à le battre en 131/748 -749 et
à récupérer Tripoli, où il massacra les ibadites afin d’en extirper l’hérésie de
cette province.

 


D’après les collections à l'Unesco et l'université de Ouagadougou, le collectif asso paca et l'association culture et partage...

A bientôt sur une épopée de culture et le nouveau visage culturel d’une nation africaine

Docteur Jacky Bayili

(attaché scientifique à la province du Sanguié)

Expert en économie solidaire, merci à Bahiome ; Union des Groupements Féminins/Ce Dwane Nyee (UGF/CDN)

Source : Quoniam.info Chercheur Permanent Luc Quoniam Université Aix-Marseille – Région Sud Toulon Var ….

 

A bientôt sur une épopée de culture et le nouveau visage culturel d’une nation sur Net Afrique et sur www.cultureetpartage.com .

 

Docteur Jacky Bayili, le chercheur…

Source : www.quoniam.info

Copyright : Jacky Bayili… 

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Voyage en culture, voyage en histoire 11 :

 


Voyage en culture plus qu’une expression du voyage, une culture entre histoire et monuments entre fondation et territoire. L’expression d’une culture se vit à travers plusieurs thématiques. Voyage en culture sont des nouveaux articles sur la culture et le Burkina Faso.

 


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L’Afrique du vii e au xi e siècle

Première tentative d’indépendance de l’Ifrīḳiya, afrique du nord, 5 eme siecle aux Xi e siecle
Au lendemain de la « bataille des nobles » (122/740), les Arabes du
Maghreb commencèrent à mesurer le fossé qui s’était creusé entre eux
et leurs frères demeurés en Orient. Déjà humiliés et traumatisés par leur
défaite, ils furent abreuvés par les « Orientaux » envoyés à leur secours
de ce mépris réservé jusque-là aux seuls Berbères. Sur les bords du
Chélif l’armée d’Ifrīḳiya, commandée par un petit-fils du conquérant du
Maghreb, Habīb b. Abī ˓Ubayda b. ˓Uḳba b. Nāfi˓, faillit, sous les yeux des
Berbères, tourner ses armes contre les renforts « étrangers » venus d’Orient
sous les ordres de Kulthūm b. ˓Iyāḍ et de son cousin Baldj, tant les provocations
et les sarcasmes de ces derniers furent offensants. Relevant le
défi, ˓Abd al-Raḥmān b. Ḥabīb proposa un duel entre son père et Baldj.
L’affrontement fut évité de justesse. Mais ce fait, joint à bien d’autres
indices concordants, nous révèle un phénomène capital pour comprendre
l’évolution ultérieure de la situation : l’éclosion chez les Arabes maghrébins,
et particulièrement chez ceux de la deuxième et de la troisième
génération qui, nés en majorité dans le pays, n’avaient jamais vu l’Orient,
d’une véritable conscience nationale locale. C’est ce phénomène qui nous
fournit l’axe structurant de toute une série d’événements qui, autrement,
demeureraient indéchiffrables.
On comprend mieux dès lors comment ˓Abd al-Raḥmān b. Ḥabīb,
l’homme qui avait incarné l’honneur ifrikiyen face à Baldj, réussit à chasser
de Ḳayrawān Ḥanala b. Safwān — pourtant auréolé de sa victoire sur les
Berbères, mais « étranger » — et à fonder le premier État indépendant du
Maghreb oriental (127/744 -137/754).

 

 

 

D’après les collections à l'Unesco et l'université de Ouagadougou, le collectif asso paca et l'association culture et partage...

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Source : Quoniam.inf
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L’Afrique du vii e au xi e siècle

Voyage en culture plus qu’une expression du voyage, une culture entre histoire et monuments entre fondation et territoire. L’expression d’une culture se vit à travers plusieurs thématiques. Voyage en culture sont des nouveaux articles sur la culture et le Burkina Faso.

Le sujet de l’article est le Burkina Faso et ses instruments originaux.


3.1.12 Les Aghlabides, afrique du nord, afrique 5eme siecle aux Xi siecles
Abū Dja˓far al-Mansūr réussit à ramener l’Ifrīḳiya au bercail pour quatre
décennies encore (144/761 -184/800). Durant ces quatre décennies, le pays
ne connut l’ordre et la paix que lorsque les deux premiers Muhallabides
(155/772 -174/791), après l’échec de la deuxième tentative de l’ibadisme
de s’implanter à Ḳayrawān, surent s’imposer grâce à leur valeur et à leur
expérience. Avec eux, un timide essai dynastique sembla s’ébaucher. Il
n’aboutit pas, et dès 178/794, l’âpreté de la lutte entre les factions rivales
du djund [armée arabe] pour s’emparer de force du pouvoir prit une telle
ampleur que l’Ifrīḳiya devint totalement ingouvernable. Elle n’était plus
pour le califat, dont elle grevait lourdement le trésor, qu’une source de
soucis sans fin. Par ailleurs Bagdad était de moins en moins en mesure
d’intervenir militairement.

 

 

 

 


 

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Voyage en culture, voyage en histoire 13 :

 


Voyage en culture plus qu’une expression du voyage, une culture entre histoire et monuments entre fondation et territoire. L’expression d’une culture se vit à travers plusieurs thématiques. Voyage en culture sont des nouveaux articles sur la culture et le Burkina Faso.

 


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L’Afrique du vii e au xi e siècle

 

Echanges économique, afrique de l'ouest du 5eme siecle aux XI eme siecle
Les échanges économiques avec l’Afrique subsaharienne remontaient
à la haute antiquité et se faisaient essentiellement selon deux axes : l’un
suivant le littoral atlantique, et l’autre aboutissant à Zawīla au sud de la
Libye ; mais leur volume était modeste. L’entrée du Maghreb dans la
zone arabo-musulmane donna à ces échanges, à partir du IIe/VIIIe siècle,
une intensité jamais connue. L’axe principal des transactions relia dès lors
Awdāghust (Tegdaoust ?) à Sidjilmāsa, véritable château d’eau de distribution
de l’or provenant du Bilād al-Sūdān. On connaît l’émerveillement du
négociant-géographe Ibn Ḥawḳal32 qui, visitant Awdāghust en 340/951, put
y voir un chèque de 42 000 dinars émis sur un commerçant de cette cité par
un confrère de Sidjilmāsa. Ce chèque, symbole de l’importance des affaires
qui se brassaient entre les deux places, nous révèle aussi que le système
bancaire, si bien étudié par Goitein pour l’Orient à travers les documents
de la Geniza33, sous-tendait également l’activité commerciale de l’Occident
musulman. A partir de Sidjilmāsa les routes s’étoilaient vers Fès, Tanger et
Cordoue ; vers Tlemcen et Tiāret ; vers Ḳayrawān et vers l’Orient. Elles se
prolongeaient ensuite vers l’Europe à travers la Sicile et l’Italie, à travers la
péninsule ibérique, ou plus directement, selon l’expression de C. Courtois,
par « la route des îles » qui, en longeant la Sardaigne et la Corse, aboutissait
en Provence34.

 

 

 

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Voyage en culture, voyage en histoire 14 :

 


Voyage en culture plus qu’une expression du voyage, une culture entre histoire et monuments entre fondation et territoire. L’expression d’une culture se vit à travers plusieurs thématiques. Voyage en culture sont des nouveaux articles sur la culture et le Burkina Faso.

 


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L’Afrique du vii e au xi e siècle

Société et culture, afrique du nord, Veme siecle au XIeme siecle

Densité et variété démographique
Jamais le Maghreb médiéval n’a été autant peuplé qu’au IIIe/IXe siècle, ce
qui contribue à expliquer son expansion au-delà de ses rivages. Par ailleurs,
le mouvement allait alors, contrairement à ce qui se passera plus tard, vers
la fixation des nomades, qui occupaient surtout le Maghreb central et les
confins sahariens, et vers l’urbanisation. Les quatre grandes capitales
politiques et culturelles du pays — Ḳayrawān, Tiāret, Sidjilmāsa et Fès —
étaient de création arabo-musulmane. Au IIe/IXe siècle, Ḳayrawān comptait
certainement quelques centaines de milliers d’habitants, et Ibn Ḥawḳal
estimait que Sidjilmāsa n’était ni moins peuplée ni moins prospère36. La
concentration urbaine n’était pas toutefois la même partout. Le Maghreb
oriental, la Sicile et l’Espagne étaient les zones les plus urbanisées. On ne
peut citer tous les grands centres urbains. Disons seulement, pour fixer les
idées, que la population de Cordoue a pu être évaluée, au IVe/Xe siècle, à un
million d’âmes37.

La société se distinguait par sa très grande diversité. Au Maghreb le fond
de la population était constitué par les Berbères, qui ont été déjà présentés
au chapitre précédent et qui sont eux-mêmes très divers. L’Espagne était
surtout peuplée d’Ibères et de Goths. A ces deux substrats de base étaient
venus s’amalgamer, surtout au nord et au sud, divers éléments allogènes. Les
Arabes, jusqu’au milieu du Ve/XIe siècle, furent numériquement peu importants.
Combien étaient-ils en Ifrīḳiya ? Quelques dizaines de milliers, peutêtre
cent ou cent cinquante mille âmes tout au plus. Ils étaient encore moins
nombreux en Espagne, et pratiquement absents du reste du Maghreb, où
leur présence ne se laisse déceler qu’à Tiāret, Sidjilmāsa et Fès. Les Berbères,
du Nord marocain surtout, avaient essaimé à leur tour vers la péninsule
ibérique, où ils furent plus nombreux que les Arabes. A ces composantes il
faut ajouter deux autres éléments ethniques dont l’importance numérique et
le rôle spécifique sont encore plus difficiles à évaluer : d’un côté des Européens
— des Latins, des Germains, voire des Slaves — considérés globalement
comme des Ṣaḳāliba [Esclavons] ; et de l’autre des Noirs que nous
rencontrons intimement mêlés à la vie des familles riches ou simplement
aisées, et qui, comme nous l’avons déjà signalé, servaient dans les gardes
personnelles des émirs.

 


 

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Voyage en culture, voyage en histoire 15 :

 


Voyage en culture plus qu’une expression du voyage, une culture entre histoire et monuments entre fondation et territoire. L’expression d’une culture se vit à travers plusieurs thématiques. Voyage en culture sont des nouveaux articles sur la culture et le Burkina Faso.

 


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L’Afrique du vii e au xi e siècle

Voyage en culture plus qu’une expression du voyage, une culture entre histoire et monuments entre fondation et territoire. L’expression d’une culture se vit à travers plusieurs thématiques. Voyage en culture sont des nouveaux articles sur la culture et le Burkina Faso.

Le sujet de l’article est le Burkina Faso et ses instruments originaux.

 

 


Les couches sociales, afrique du nord, Vesiecle au XIeme siecle
La société de l’Occident musulman médiéval était composée, comme dans
l’Antiquité toute proche, de trois catégories d’hommes : les esclaves, les
anciens esclaves (généralement appelés mawālī) et les hommes libres de
naissance.

Voyons d’abord les esclaves. Pratiquement absents des zones à
dominante nomade et à forte structuration « tribale », leur nombre devint
considérable dans les grands centres urbains. En évaluant ce nombre au
cinquième de la population dans les grandes capitales d’Ifrīḳiya et d’Espagne,
on a l’impression, à la lecture de nos textes, d’être au-dessous de
la réalité. Comme dans les autres couches sociales, on trouve parmi eux
des heureux et des malheureux. On les trouve dans les harems — favorites
blanches ou noires et eunuques — comme on les trouve dans tous les secteurs
de la vie économique, à tous les niveaux, depuis le riche intendant
gérant la fortune de son maître jusqu’au paysan besogneux ou au domestique
misérable spécialisé dans la corvée d’eau ou de bois. Mais, d’une façon
générale, la condition d’esclave n’était pas enviable, malgré les garanties du
fiḳh [loi] et les réussites exceptionnelles de certains.

Leur rôle économique était cependant immense. Ils étaient les machines-outils de l’époque. On
a en effet nettement l’impression, pour la partie orientale du Maghreb et
pour l’Espagne, qu’une très large portion de la main-d’oeuvre domestique,
artisanale et rurale — surtout lorsqu’il s’agit des grands domaines englobant
quelquefois plusieurs villages — était de condition servile ou semi-servile.
Mais la condition d’esclave, si pénible fût-elle, n’était pas définitive. Il
était possible de s’en extraire. On sait combien le Coran insiste sur les
mérites de l’affranchissement. Aussi les rangs des esclaves étaient-ils, grâce
aux effets cumulatifs de l’affranchissement et du rachat de la liberté, sans
cesse éclaircis par le passage à une autre catégorie non moins importante :
celle des mawālī. La mobilité sociale, qui était réelle, jouait en faveur de la
liberté.


Les mawālī par affranchissement, quoique juridiquement de condition
libre, restaient groupés autour de leur ancien maître dont ils formaient la
clientèle. Sous le même nom on rencontrait aussi une foule de petites gens,
des non-Arabes, qui se mettaient volontairement sous la protection d’un
personnage influent — un Arabe — dont ils adoptaient la nisba [ascendance
« tribale »] et devenaient ainsi sa gens. Maîtres et clients trouvaient dans les
liens organiques du walā38 chacun son profit : le client profitait de la protection
du maître, et le maître avait d’autant plus de prestige et de puissance
que sa clientèle était nombreuse.


La masse des hommes libres se scindait à son tour en deux classes : une
minorité aristocratique, influente, et généralement riche, la khāṣṣa; et une
majorité de plébéiens, la ˓ āmma. La khāṣṣa était la classe dirigeante. Ses
contours étaient plutôt flous. Elle groupait l’élite de naissance ou d’épée,
l’élite intellectuelle, et toutes les personnes fortunées d’une façon générale.
L’opulence de certains de ses représentants — tels les Ibn Humayd,
une famille de vizirs aghlabides qui s’étaient immensément enrichis dans le
commerce de l’ivoire — atteignait quelquefois des proportions fabuleuses.
La ˓āmma était composée d’une foule de paysans, de petits propriétaires,
d’artisans, de boutiquiers, et d’une masse de salariés qui louaient leurs bras
38. Walā : relations entre le maître et l’esclave ou l’ancien esclave aux champs comme en ville.

 Sur ses franges inférieures, sa misère frisait le total dénuement.
 Mais l’espoir de s’élever vers la khāṣṣa n’était pas interdit
à ses membres. Aucune structuration juridique figée ne s’y opposait.

 


 

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Voyage en culture, voyage en histoire 16 :

 


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L’Afrique du vii e au xi e siècle

Langues, arts et sciences, afrique du nord, Ve siecle aux Xie siecles
A l’époque qui nous intéresse, on parlait plusieurs langues en Occident
musulman. Il y avait d’abord les langues berbères, très différentes les
unes des autres et très répandues dans tout le Maghreb, particulièrement
dans les campagnes et les massifs montagneux difficilement perméables à
l’arabe. Ces parlers ne purent cependant franchir la Méditerranée dans le
sillage des armées. On n’en décèle en effet aucune trace en Espagne et
en Sicile, où les langues locales s’étaient trouvées exclusivement confrontées
à l’arabe. En Espagne avait pu se développer une langue romaine
hispanique dérivée du latin et très largement usitée aussi bien dans les
campagnes que dans les villes. Nous relevons également les traces d’une
langue romaine ifrikiyenne qui avait dû être particulièrement courante
dans les milieux chrétiens urbains39. Mais tous ces idiomes étaient parlés
de façon exclusive. La seule langue culturelle, écrite, était l’arabe. Elle
était utilisée non seulement par les musulmans, mais aussi par les dhimmī
qui, tel le juif Maimonide40, ont su y exprimer quelquefois une pensée
particulièrement vigoureuse.
Les foyers culturels étaient nombreux. Toutes les capitales, toutes
les villes importantes avaient leurs poètes, leurs adīb [littérateurs] et leurs
fuḳahā˒ [théologiens]. On allait quelquefois quérir les plus fameux d’entre
ces derniers — ce fut le cas de Tiāret menacée par l’i˓tizāl — jusqu’au
fond des monts des Nafūsa. Mais nous ne sommes renseignés avec quelque
précision que sur les trois foyers qui furent incontestablement les plus
brillants : Ḳayrawān, Cordoue et Fès. Là, comme dans tout l’Occident
musulman, les lettres étaient largement tributaires de l’Orient. On admirait
les mêmes poètes et les mêmes adīb, et on tissait sur les mêmes métiers.
La riḥla, le voyage qui combinait les mérites du pèlerinage et de l’étude,
maintenait entre les capitales d’Occident et d’Orient un contact étroit et
continu. Les Maghrébins en particulier avaient pour leurs maîtres orientaux
une admiration qui frisait la superstition. Les hommes et les oeuvres
circulaient ainsi avec une rapidité qui nous étonne d’autant plus que les
chemins étaient longs, pénibles, voire périlleux. Le meilleur exemple de
la présence de la culture orientale au coeur de l’Occident musulman est
peut-être le ˓ Iḳd al-Farīd, anthologie composée par l’adīb cordouan Ibn
˓Abd Rabbihi (246/860 -328/939)41. On n’y trouve que des extraits d’auteurs
orientaux, au point que al-Sāḥib b. ˓Abbād, célèbre vizir buyide et homme
de lettres de la seconde moitié du IVe/Xe siècle, s’écria en la consultant :
« Voilà notre propre marchandise qu’on nous renvoie ! »
Pourtant Ḳayrawān, Cordoue et les autres capitales avaient aussi leurs
poètes et hommes de lettres qui, sans avoir atteint la renommée des grands
chantres orientaux, n’auraient quand même pas défiguré le ˓ Iḳd.

 

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Voyage en culture, voyage en histoire 17 :

 


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L’Afrique du vii e au xi e siècle

 


Fatimide leurs avénements, afrique du nord, 5eme siecles aux Xi eme siecles
L’établissement de la dynastie fatimide :
le rôle des Kutāma
A la fin du IIIe/IXe siècle, une grande partie de l’Occident musulman (Maghreb
et Espagne) échappait déjà au contrôle effectif du califat abbaside de Bagdad ;
les Umayyades étaient solidement installés en Andalousie, la dynastie idriside
régnait sur quelques villes et groupes berbères de l’extrême ouest musulman
(al-Maghrib al-Aḳsā) et sur les territoires limitrophes entre les terres habitées
et le désert, plusieurs États kharidjites indépendants s’étendaient du Djabal
Nafūsa à Sidjilmāsa. Seuls les Aghlabides de l’Ifrīḳiya reconnaissaient la suzeraineté
de Bagdad, mais, après un siècle d’indépendance de fait, leurs liens
avec les Abbasides étaient de pure forme1.
Sur le plan religieux — et l’on ne doit pas oublier que dans l’Islam les
domaines politique et religieux sont étroitement imbriqués — le Maghreb était
divisé entre l’orthodoxie sunnite, avec Ḳayrawān qui était l’une des citadelles
du droit malikite et l’hétérodoxie de diverses sectes kharidjites (ibadites, sufrites,
nukkarites, etc.). Bien que les Idrisides aient appartenu à la famille de ˓ Alī
et que leur établissement ait été précédé de la propagande chiite, il semble
que les dogmes de la doctrine chiite tels qu’ils avaient été élaborés en Orient
étaient peu propagés, et encore moins suivis, dans leur royaume.

 

 

 

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Voyage en culture, voyage en histoire 18 :

 


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L’Afrique du vii e au xi e siècle

La lutte pour l’hégémonie en Afrique du Nord, Ve siecle aux XIe siecle
Si le renversement de la dynastie aghlabide et l’occupation de l’Ifrīḳiya proprement
dite s’accomplirent en une période de temps relativement brève,
les conquêtes fatimides au Maghreb se révélèrent par la suite plus lentes et
plus difficiles. Cela s’explique en partie par la fragilité de la situation à l’intérieur
de leur royaume et en partie par les assises étroites de leur puissance
militaire.
La nouvelle doctrine du chiisme ismaïlien ne pouvait manquer de
provoquer des troubles dans une région déjà partagée par le sunnisme malikite
et le kharidjisme sous ses formes ibadite et sufrite. Tous ces groupes
n’acceptaient qu’à contrecoeur la domination des Fatimides et manifestaient
souvent leur opposition, qui était soit sévèrement réprimée, soit étouffée par
la corruption. La citadelle de l’opposition sunnite était Ḳayrawān, célèbre
centre de l’orthodoxie malikite, dont l’influence sur les populations urbaines
et rurales restait intacte. Bien que ces groupes sunnites ne fussent jamais
passés à la révolte ouverte, leur résistance passive et l’éventualité de les voir
s’unir aux forces kharidjites plus extrémistes contribuaient aux difficultés
de la dynastie. Les califes exprimaient ouvertement leur mépris, voire leur
haine, des populations locales et l’on peut supposer que ces sentiments
étaient réciproques10.
Dès le début, les Fatimides considérèrent uniquement l’Afrique du
Nord comme un tremplin pour de nouvelles conquêtes vers l’est, qui leur
permettraient de supplanter les Abbasides et de réaliser leurs rêves de
domination universelle. Ces projets grandioses les obligèrent à entretenir des
forces armées (armée de terre et marine) puissantes et coûteuses. Bien que
le dā˓ī Abū ˓Abd Allāh se fût rendu au début très populaire en abolissant de
nombreux impôts illégaux, cette politique fut vite modifiée, et l’État fatimide
réintroduisit un certain nombre d’impôts non canoniques, directs et indirects,
de péages et autres contributions. On trouve dans les chroniques un écho
du mécontentement général suscité par la politique fiscale des gouvernants
« pour qui tous les prétextes étaient bons pour tondre le peuple »11.
La situation militaire fut au début assez précaire, car les seuls soutiens
de la dynastie étaient les Kutāma et quelques autres branches ou clans de
Ṣanhādja.

 

 

D’après les collections à l'Unesco et l'université de Ouagadougou, le collectif asso paca et l'association culture et partage...

A bientôt sur une épopée de culture et le nouveau visage culturel d’une nation africaine

Docteur Jacky Bayili

(attaché scientifique à la province du Sanguié)

Expert en économie solidaire, merci à Bahiome ; Union des Groupements Féminins/Ce Dwane Nyee (UGF/CDN)

Source : Quoniam.info Chercheur Permanent Luc Quoniam Université Aix-Marseille – Région Sud Toulon Var ….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voyage en culture, voyage en histoire 19 :

 


Voyage en culture plus qu’une expression du voyage, une culture entre histoire et monuments entre fondation et territoire. L’expression d’une culture se vit à travers plusieurs thématiques. Voyage en culture sont des nouveaux articles sur la culture et le Burkina Faso.

 


La France explora par un protectorat, aujourd’hui dans voyage en culture Shine.cn explore l’HISTOIRE GENERALE DE L’AFRIQUE III.

L’Afrique du vii e au xi e siècle

La formation de l’Empire fatimide, afrique du nord à l'europe

Sicile, Méditerranée, Égypte
Les Fatimides héritèrent de leurs prédécesseurs, les Aghlabides, l’intérêt
que ceux-ci avaient porté à la Sicile. Il avait fallu aux Aghlabides plus de
soixante-dix ans (de 212/827 à 289/902) pour conquérir toute la Sicile,
qui fit ensuite partie du monde musulman pendant deux siècles21. La
19. Sur la révolte, voir R. Le Tourneau, 1954.
20. Ibn Khaldūn, 1925 -1926, vol. 2, p. 548.
21. Sur l’histoire de la Sicile à l’époque musulmane, voir l’ouvrage classique de M. Amari,
1933 -1939.

Domination fatimide en Sicile ne commença pas sous de bons auspices :
les habitants de l’île chassèrent l’un après l’autre les deux gouverneurs
nommés après 297/909 par ˓Ubayd Allāh et élurent en 300/912 leur propre
gouverneur, Aḥmad ibn Ḳurhub. Ce dernier se déclara pour le calife
abbaside et envoya sa flotte contre l’ Ifrīḳiya à deux reprises. Vaincu lors
de la seconde expédition, et après avoir régné pendant quatre ans en souverain
indépendant, Ibn Ḳurhub fut abandonné par ses troupes et livré
au calife fatimide qui le fit mettre à mort en 304/916. C’est seulement
alors que la Sicile fut de nouveau rattachée au domaine des Fatimides,
mais elle fut ensuite, pendant trente ans, le théâtre d’une grande agitation
qui confina à la guerre civile. La population musulmane était divisée ; il y
avait constamment des frictions entre les Arabes d’Espagne et d’Afrique
du Nord, d’une part, et les Berbères, de l’autre. La situation était encore
compliquée par les dissensions issues de la vieille rivalité entre les Yéménites
de l’Arabie du Sud, y compris les Kalbites, et les Arabes du Nord.

La situation ne s’améliora et l’ordre ne fut rétabli que lorsque le calife eut
envoyé al-Ḥasan ibn ˓ Alī al-Ḳalbī comme gouverneur, en 336/948. Sous
al-Ḳalbī (mort en 354/965) et ses successeurs, qui formèrent la dynastie
des Kalbites, la Sicile musulmane devint une province prospère et jouit
d’une autonomie croissante.

Les musulmans réorganisèrent la Sicile tout en conservant les solides
fondations sur lesquelles les Byzantins l’avaient établie. Ils allégèrent quelque
peu le lourd système fiscal byzantin, divisèrent plusieurs latifundia en
petites exploitations que les paysans qui en étaient les tenanciers ou les
propriétaires soumirent à une culture intensive, et perfectionnèrent l’agriculture
en introduisant de nouvelles techniques et de nouvelles espèces
végétales. Les auteurs arabes soulignent l’abondance des métaux et des
autres minéraux, comme le sel ammoniac (chlorure d’ammonium) qui était
un précieux produit d’exportation.

C’est à cette époque qu’on commença à cultiver les agrumes, la canne à sucre, les palmiers et les mûriers. Quant à
la culture du coton, elle dura encore longtemps, jusqu’au VIIIe/XIVe siècle.
Les cultures maraîchères firent des progrès encore plus remarquables : la
Sicile exportait vers l’Europe occidentale des oignons, des épinards, des
melons, etc.

 

 

 

D’après les collections à l'Unesco et l'université de Ouagadougou, le collectif asso paca et l'association culture et partage...

A bientôt sur une épopée de culture et le nouveau visage culturel d’une nation africaine

Docteur Jacky Bayili

(attaché scientifique à la province du Sanguié)

Expert en économie solidaire, merci à Bahiome ; Union des Groupements Féminins/Ce Dwane Nyee (UGF/CDN)

Source : Quoniam.info Chercheur Permanent Luc Quoniam Université Aix-Marseille – Région Sud Toulon Var ….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Voyage en culture, voyage en histoire 20 :

 


Voyage en culture plus qu’une expression du voyage, une culture entre histoire et monuments entre fondation et territoire. L’expression d’une culture se vit à travers plusieurs thématiques. Voyage en culture sont des nouveaux articles sur la culture et le Burkina Faso.

 


La France explora par un protectorat, aujourd’hui dans voyage en culture Shine.cn explore l’HISTOIRE GENERALE DE L’AFRIQUE III.

L’Afrique du vii e au xi e siècle


Retour à l’hégémonie berbère, afrique du nord du Vesiecle aux Xieme siecle
Au cours des durs combats menés contre le rebelle Abū Yazīd, les Talkāta,
branche des Ṣanhādja, s’étaient, sous la direction de Zīrī ibn Manād, montrés
fidèles à la cause des Fatimides. Après la défaite d’Abū Yazīd, le calife,
pour témoigner de sa reconnaissance envers Zīrī, le nomma chef de tous les
Ṣanhādja et de leur territoire27. Durant le reste de la période où les Fatimides
régnèrent sur le Maghreb, Zīrī et son fils Buluḳḳīn dirigèrent, seuls
ou avec des généraux fatimides, plusieurs campagnes victorieuses contre les
Zanāta et les Maghrāwa dans le centre et dans l’ouest du Maghreb. Plus
tard, au temps d’al-Mu˓izz, les Zirides reçurent le gouvernement du centre
du Maghreb (Ashīr, Tiāret, Bāghāya, Msīla, Mzāb) et des villes qu’ils
avaient fondées ( Alger, Milyāna, Médéa).
Il était donc naturel que le calife, avant de partir définitivement pour
l’Égype en 359/970, fît de Buluḳḳīn ibn Zīrī28 son lieutenant pour la partie
occidentale de l’empire. Ce fait, qui au premier abord ne semble en rien
révolutionnaire, ouvrit en réalité une ère nouvelle dans l’histoire de l’Afrique
du Nord. Avant l’avènement des Zirides, les principales dynasties avaient
toutes été d’origine orientale : les Idrisides, les Rustumides, les Aghlabides,
les Fatimides. Les Zirides étaient la première famille régnante d’origine
berbère ; de plus, ils ouvrirent la période de l’histoire maghrébine pendant
laquelle le pouvoir politique appartint exclusivement à des dynasties berbères
: les Almoravides, les Almohades, les Zayyanides, les Marinides, les
Hafsides.


D’après les collections à l'Unesco et l'université de Ouagadougou, le collectif asso paca et l'association culture et partage...

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Docteur Jacky Bayili

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Source : Quoniam.info Chercheur Permanent Luc Quoniam Université Aix-Marseille – Région Sud Toulon Var ….

Voyage en culture, voyage en histoire 21 :

 


Voyage en culture plus qu’une expression du voyage, une culture entre histoire et monuments entre fondation et territoire. L’expression d’une culture se vit à travers plusieurs thématiques. Voyage en culture sont des nouveaux articles sur la culture et le Burkina Faso.

 


La France explora par un protectorat, aujourd’hui dans voyage en culture Shine.cn explore l’HISTOIRE GENERALE DE L’AFRIQUE III.

L’Afrique du vii e au xi e siècle

L’invasion des Banū Hilāl et des Banū Sulaym

Lorsqu’en 439/1047, l’émir ziride al-Mu˓izz ibn Bādīs eut enfin retiré son
allégeance au calife fatimide al-Mustanṣir pour la donner au calife abbaside
de Bagdad, abandonnant ainsi sa foi chiite pour embrasser le sunnisme, la
vengeance des Fatimides prit une forme particulière. Comme il leur était
impossible d’envoyer une armée contre le rebelle, le vizir al-Yazūrī conseilla
à son maître de punir les Ṣanhādja en livrant l’ Ifrīḳiya à une horde d’ Arabes
nomades, les Banū Hilāl et les Banū Sulaym, qui vivaient à cette époque en
Haute-Égypte.

Il ne fut apparemment pas trop difficile de persuader les chefs des deux
ḳabīla d’émigrer vers l’ouest, puisqu’ils pouvaient s’attendre à trouver en
l’Ifrīḳiya de grandes richesses à piller et de meilleurs pâturages que ceux de
la Haute-Égypte.

Comme ces nomades étaient bien connus pour leur esprit
d’indépendance et d’indiscipline, il devait être évident qu’ils ne ramèneraient
pas l’Afrique du Nord sous la domination des Fatimides, et qu’ils n’y
formeraient pas non plus un État vassal facile à gouverner. Par conséquent,
les Fatimides n’ont pas voulu reconquérir leurs provinces perdues, mais seulement
se venger des Zirides tout en se débarrassant de nomades indésirables
et turbulents.

Les Arabes entreprirent leur migration en 442/1050 -1051. Ils commencèrent
par dévaster la province de Barḳa. Les Banū Hilāl repartirent ensuite
en direction de l’ouest, tandis que les Banū Sulaym demeurèrent à Barḳa
où ils passèrent plusieurs dizaines d’années. Quand l’avant-garde des Banū
Hilāl atteignit le sud de la Tunisie, al-Mu˓izz, qui n’était pas au courant
du plan d’al-Yazūrī, ne comprit pas tout de suite quel fléau s’approchait de
son royaume. Au contraire, il fit appel aux envahisseurs en croyant qu’ils
pourraient être pour lui des alliés et alla jusqu’à marier l’une de ses filles à
l’un de leurs chefs. Sur son invitation, la plus grande partie des Banū Hilāl
quitta Barḳa et bientôt leurs hordes déferlèrent sur le sud de l’émirat ziride.
Quand il vit que le pillage des villes et des villages ne faisait qu’augmenter,
al-Mu˓izz perdit tout espoir de faire des nomades le principal élément de
son armée. Il essaya d’arrêter leurs incursions, mais son armée, qui se composait
en grande partie de Noirs, fut mise en déroute malgré sa supériorité
numérique dans plusieurs batailles dont celle de Haydarān, dans la région
de Gabès, en 443/1051 -1052, devint la plus célèbre29.

Les campagnes, les principaux villages et même quelques villes tombèrent aux mains des
nomades ; le désordre et l’insécurité ne cessaient de s’étendre. Même en
mariant trois de ses filles à des émirs arabes, al-Mu˓izz ne réussit pas à mettre
fin à la dévastation de son pays ; il ne lui servit non plus à rien de reconnaître
à nouveau la suzeraineté du calife fatimide en 446/1054 -1055. Pour
finir, il dut abandonner Ḳayrawān en 449/1057 et se réfugier à al-Mahdiyya,
qui devint la nouvelle capitale d’un État considérablement réduit. Aussitôt
après, Ḳayrawān fut mis à sac par les Banū Hilāl, désastre dont cette ville
ne s’est jamais remise.

 

 

 

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Source : www.quoniam.info

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