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Le royaume du Bénin

4.1.11
Le royaume de Bénin
Le Bénin est le premier État visité par les Portugais sur cette côte ; de bonne heure, ils ont tissé avec ce royaume des liens aussi bien diplomatiques que commerciaux.


Situé au sud-ouest d’Ife, on pense qu’il s’est très tôt constitué en royaume, peut-être dès le XIIe siècle. Il semble avoir subi au XVe siècle
une transformation qui, à certains égards, rappelle celle qui advint à Ife au XVIe siècle. Il n’est pas exclu qu’une forme d’État ait existé chez les Edo
avant le XIIIe siècle, mais l’établissement définitif d’un royaume est attribué, à la fois par la tradition du Bénin et celle des Yoruba, à un descendant
de la prestigieuse famille régnante d’Ife. La tradition enseigne que les gens du Bénin demandèrent au roi d’Ife, Oduduwa, de leur donner un prince.


Le roi y envoya son fils Oranyan. C’est probablement vers 1300 que ces événements eurent lieu. Selon la tradition, les pouvoirs des premiers souverains
de cette dynastie d’Ife étaient limités par ceux des chefs autochtones connus sous le nom d’uzama. Cependant, il est possible que les titres
et l’organisation des uzama leur aient été conférés par la dynastie, car on trouve une similitude entre ces titres et les titres les plus courants chez les
Yoruba, ce qui ne pourrait s’expliquer que par une imitation dans un sens ou dans l’autre19.

Ces six uzama semblent avoir joué un rôle politique très semblable à celui qui devait être attribué plus tard aux sept titulaires oyomesi
d’Oyo. Si l’on admet l’hypothèse de Horton sur la formation des États,on peut supposer que de nombreux royaumes ont adopté des variantes de
ce principe de base, qui prévoit le partage des pouvoirs entre le roi et les chefs représentant des groupes généalogiques.


La tradition veut que le quatrième souverain de la dynastie du Bénin ait réussi à faire rompre l’équilibre en sa faveur après une lutte armée avec les
chefs uzama. Il alla ensuite s’installer dans un palais plus vaste où il s’entoura d’une cour des titres non héréditaires; malgré cela, ni lui ni ses successeurs
ne dépassèrent guère la condition de primus inter pares face aux puissants uzama.

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