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Mariage et code du comportement au Burkina Faso

Article 5.7.24 Le mariage.

C’est en général le prétendant qui fait la demande en mariage auprès du père de l’élue, mais on peut trouver d’autres cas de figure. Un homme peut par exemple donner sa fille en mariage à un ami très cher, en échange d’un service rendu, ou encore pour s’acquitter d’une dette.

Dans beaucoup d’ethnies, la demande en mariage se fait de la façon suivante : un messager (membre de la famille) est envoyé chez la famille de la fille convoitée pour lui apporter un cadeau (noix de kola, beurre de karité etc.).En acceptant le présent, la famille manifeste son accord et les fiançailles sont ainsi conclues. La dot, constituée d’objets de valeurs, mais rarement d’argent, est versée par le futur gendre au père de l’élue. Toutefois, le mariage ne met pas forcement un terme à cette obligation du gendre vis-à-vis de son beau-père, qui peut se prolonger quelques mois ou quelques années, parfois jusqu’à la naissance du premier enfant.

Le mariage peut être prévu lorsque la fille est encore bébé. Dans ce cas, le prétendant verse une dot à la famille et la fille le rejoindra dès qu’elle sera pubère. Cette pratique cultuelle, appelée « mariage forcé », bien qu’interdite par la loi est toujours ancrée dans les coutumes.

 

Article 5.7.25 Les codes de comportement.

Un des traits communs à presque tous les groupes ethniques est l’appartenance à un clan issu du même Totem qui est l’ancêtre commun du groupe. Il est représenté par un animal (crocodile, tortue, silure, python, etc.).Son origine sacrée est liée à un évènement ayant marqué autrefois la communauté : l’animal avait, par exemple, sauvé un ancêtre. Protecteur vénéré, il ne doit pas être tué ni consommé par les membres du clan. Si un python entre dans la cour d’une famille qui a pour totem ce reptile, personne ne le chassera. Cette présence peut présager un évènement malheureux comme la maladie ou la mort d’un membre du clan. L’animal totem de la ville de Ouagadougou est la roussette (chauve-souris), et celui de Bobo-Dioulasso est le silure.

Symbole de la fertilité, la femme donne la vie et elle ne peut l’enlever d’aucune manière que ce soit. Aussi si une femme doit préparer un poulet et qu’il n’y a pas d’homme dans la concession, elle ira chercher un voisin ou un passant pour tuer l’animal.

Si l’homme peut se permettre de frapper ou d’insulter sa femme, cette liberté n’est pas réciproque car une femme ne doit jamais insulter son mari, encore moins lever la main sur lui. Elle lui doit le respect absolu. A ce propos, on dit qu’une femme ne doit pas offrir une ceinture à son mari, sinon il s’en servira un jour pour la frapper.

Certains travaux, comme par exemple moudre le grain ou balayer ne doivent pas être effectués la nuit, sous peine d’attirer les mauvais esprits.

Lorsqu’on se rend dans un village, la coutume veut qu’on arrive de préférence le matin, mais surtout pas en fin de journée ou en soirée, car cela porte malheur.

Offrir un coq blanc à quelqu’un, c’est lui manifester de l’amitié et de la considération.

Chez beaucoup d’ethnies, la poule et les œufs ont un caractère sacré. La couleur blanche représente la vie ;les œufs blancs sont symboles de pureté. Lorsqu’un conflit ne peut trouver de solution, un médiateur peut menacer de casser un œuf, ce qui signifiera que l’un des deux protagonistes disparaitra (mourra).La crainte inspirée par cette croyance a, le plus souvent un effet apaisant qui permet le règlement des litiges.

Si l’on casse un œuf contre un arbre en citant le nom d’une personne, celle-ci sera frappée par la foudre !

On ne doit tuer une poule que pour un sacrifice ou pour la manger. Chez certaines ethnies, seuls les hommes mangent la poule et ses œufs. Quant aux femmes, associées aux pintades à cause de leurs jacassements, elles ne peuvent consommer que la pintade et ses œufs.

Etc.

 Informations récoltés par un étudiant à l'université de Ouagadougou en 2010...

 

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