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Sosoe, royaume du niger-mali

4.1.5 Sosoe, le royaume ancien malien

L’hégémonie Sosoe
Elle fut de courte durée et se situa entre 1180 et 1230. À la fin du XIIe siècle,
le peuple sosoe, sous la dynastie des Kante, entra en guerre contre les
musulmans.


Les Sosoe
Ils constituent une fraction du groupe maninka ; le site de leur capitale,
Soso, se trouverait, selon la tradition, dans la région de Koulikoro, dans les
montagnes (à quatre-vingts kilomètres au nord de Bamako )18.

Mais, jusqu’à présent, il n’y a pas eu de recherche dans cette région pour identifier ses
ruines, comme on l’a fait pour le Ghana et le Mali. Les Sosoe, en réalité,
n’étaient qu’un clan maninka, spécialisé dans le travail du fer.

Dès le milieu du XIIe siècle, ce clan de forgerons affirma une nette volonté de repousser
l’islam et de s’imposer dans l’espace soninke19.

Selon la légende, le clan soninke des Jariso («Diarisso»), se rendit indépendant du Ghana avant
même la chute de Kumbi; les Kante prirent le dessus dans le Soso et le
Kaniaga et ils fondèrent une dynastie.

Le roi Sosoe Kemoko, unifia, vers la fin du XIIe siècle, le Kaniaga et le Soso en un royaume ; son fils Sumaoro (ou
Sumanguru) Kante lui succéda sur le trône et poursuivit son entreprise de conquête.

Sumaoro Kante
Nous suivons ici les traditions orales mandenka pour la relation des faits
de guerre de Sumaoro Kante, dont le règne se situe entre 1200 et 123520.
17. M. Katī, p.70-71 ; C. Meillassoux, C. Doucoure et D. Simagha, 1967, p.9, sur les Kusa
(«Koussa »).
18. C’est la ville qui a donné son nom au peuple. Les Sosoe étaient une fraction des Maninka ;
la seule différence vient du fait que les Maninka et leurs rois étaient favorables à l’islam, alors
que les Sosoe se sont signalés par leur hostilité à la nouvelle religion et leur attachement aux
traditions ancestrales.
19. N. Levtzion, 1973, p. 51.
20. La chronologie du Mali a été établie par Maurice Delafosse à partir de la durée des règnes
que donne Ibn Khaldūn; il s’agit d’une chronologie relative ; le terminus ad quem est fourni par le
début du règne de Maghan III en 1390, règne mentionné par Ibn Khaldūn, qui achève l’histoire
des Berbères peu après cette date.

Après avoir soumis les provinces soninke, Sumaoro Kante attaqua le Manden,
dont les rois lui opposèrent une résistance opiniâtre ; Sumaoro Kante
aurait« cassé », c’est-à-dire saccagé, neuf fois le Manden; à chaque fois, les
Maninka reconstituaient leurs forces et passaient à l’attaque21. Après la mort
du roi Nare Fa Maghan, son fils aîné, Mansa Dankaran Tuman, trouva plus
sage de composer avec Sumaoro Kante.

Pour bien marquer cette allégeance,il donna sa sœur, la princesse Nana Triban, en mariage au monarque de
Soso ; l’autorité de celui-ci s’étendait sur toutes les provinces jadis contrôlées
par le Ghana, à l’exception du Manden.

Les traditions orales mettenttoutes l’accent sur la cruauté de Sumaoro Kante : il fit régner la terreur au
Manden au point que « les hommes n’osaient plus se réunir en palabre, de
peur que le vent ne porte leurs paroles jusqu’au roi ».

Sumaoro Kante enimposait aux populations autant par sa force militaire que par sa puissance
magique ; en effet, il était redouté comme grand magicien ou sorcier.

On l’appelait le roi sorcier22. On lui attribue aussi l’invention du balafon et du
dan, guitare tétracorde du griot des chasseurs. L’enquête auprès des forgerons
kante nous révèle un tout autre visage de Sumaoro Kante ; il semble
qu’il ait voulu supprimer le trafic d’esclaves que faisaient les Soninke, de
connivence avec les Maninka.

Toujours est-il qu’il apparaît comme unfarouche adversaire de l’islam; il aurait vaincu et tué neuf rois. Devant
les exactions du roi sorcier, les gens du Manden se révoltèrent une fois
de plus et exhortèrent Mansa Dankaran Tuman à prendre la direction des
opérations; craignant les représailles de Sumaoro Kante, le roi du Manden
s’enfuit au sud, dans la forêt, où il fonda Kissidougou ou « ville du salut ».
Alors, les insurgés firent appel à Sunjata Keita, le second fils de Nare Fa
Maghan, qui vivait en exil à Nema23. Mais, avant d’aborder les guerres et
les conquêtes du jeune prince, présentons à grands traits le Manden, noyau

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