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Les langues africaines-bayili

Chapitre 11

Classification des langues africaines

 

1.11.1 Les langues afro-asiatiques27

Ces langues, appelées aussi hamito-sémitiques, couvrent toute l’Afrique du Nord, et presque toute la corne orientale de l’Afrique (Ethiopie, Somalie) ;

certaines langues de sa branche couchitique s’étendent vers le sud jusqu’à la Tanzanie. En outre, la branche sémitique comprend des langues qui, actuellement ou autrefois, ont couvert presque tout le Moyen-Orient.

 

L’afro-asiatique est généralement considéré comme comprenant cinq branches à peu près également différenciées : berbère28 égyptien ancien,

sémitique, couchitique et tchadique. Cependant, Fleming a récemment avancé que parmi les langues classées jusqu’ici dans le couchitique occidental,

un groupe qui comprend le kafa et d’autres langues du sud-ouest de l’Ethiopie, constitue en fait une sixième branche pour laquelle les noms

d’omotique et d’ari-banna ont été proposés.

 

 

1.11.2 Niger-kordofanie

Cette famille comprend deux branches, très inégales par le nombre des locuteurs et l’extension géographique. La première, niger-congo, couvre une partie considérable de l’Afrique au sud du Sahara, comprenant presque toute l’Afrique occidentale, plusieurs régions du Soudan central et oriental et, par sa subdivision bantu, la plus grande partie de l’Afrique centrale, orientale et méridionale. L’autre branche du niger-kordofanien, le kordofanien proprement dit, est confiné à une zone limitée de la région du Kordofan qui se trouve au Soudan.

La division fondamentale du groupe niger-congo est entre les langues mandé et le reste.

 

1.11.3 La famille nilo-saharienne

L’autre grande famille de langues négro-africaines est le nilo-saharien. De façon générale elle est parlée au nord et à l’est des langues niger-congo

et prédomine dans la haute vallée du Nil et dans les parties orientales du Sahara et du Soudan. Mais elle a un avant-poste occidental dans le Songhaï

en basse vallée du Niger. Elle comprend une branche très vaste, le charinil, qui renferme la majorité des langues de la famille. En allant dans la

mesure du possible de l’ouest vers l’est, les branches du nilo-saharien sont les suivantes : 1. songhaï ; 2. saharien a) kanouri-kanembu, b) teda-daza,

c) zaghawa, berti ; 3. maban ; 4. fourian ; 5. chari-nil (pour de plus amples détails, voir les paragraphes suivants) ; 6. coman (koma, ganza, uduk, guie,

gumuz et mao).

 

 

1.11.4 La famille khoïsan

Toutes les langues khoïsan ont des clicks parmi leurs consonnes et la majorité de ceux qui les parlent appartiennent au type san, physiquement

caractéristique.

 

La plupart des langues khoïsan sont parlées en Afrique du Sud. Cependant, il y a deux petits groupes de populations détachés beaucoup

plus loin sur le nord, en Tanzanie, les Hatsa et les Sandawe, dont les langues diffèrent beaucoup, aussi bien entre elles que de celles du groupe de

l’Afrique du Sud. On divise donc la famille en trois branches : 1. hatsa, 2. sandawe ; 3. khoïsan d’Afrique du Sud. Le khoisan d’Afrique du Sud est

lui-même divisé en trois groupes : 1. groupe nord, contenant les langues san du nord des Auen et des Kung ; 2. khoïsan central, divisé en deux groupes :

a) kiechware, b) naron, khoï khoï ; 3. san du sud, le groupe qui présente la plus grande différenciation interne, avec un nombre considérable de

langues san distinctes.

 

 

Chapitre18 Les hommes fossiles africains

1.18.1

L’Afrique, berceau de l’humanité

Charles Darwin fut le premier scientifique à publier une théorie moderne

sur l’évolution et sur l’origine de l’homme. Il fut aussi le premier à désigner

l’Afrique comme son lieu d’origine. Au cours des cent dernières

années, les recherches ont montré à quel point il avait raison, car de nombreux

aspects du travail de précurseur de Darwin se sont trouvé confirmés.

Il n’est plus réaliste de considérer l’évolution comme une simple

hypothèse théorique. Les témoignages sur le développement de l’homme en Afrique sont

encore incomplets ; mais au cours de la dernière décennie, un nombre

important de fossiles a pu être étudié et interprété. Il y a de bonnes raisons

de penser que l’Afrique est le continent où les hominidés apparurent pour

la première fois et, plus tard, acquirent la bipédie et la station verticale qui

sont des éléments décisifs de son adaptation. Il est extrêmement intéressant

de rechercher quand et par quels processus l’homme a pu réaliser cette

adaptation. La période d’évolution est longue. Or, de nombreuses phases

de l’évolution de l’homme ne peuvent être attestées par aucun spécimen

fossile. La conservation de ces fossiles est liée, en effet, à des conditions tout

à fait spéciales.

La fossilisation nécessite des conditions géologiques dans lesquelles

la sédimentation est rapide et où la composition chimique des sols et des

eaux de percolation permet la substition d’éléments minéraux aux éléments

organiques.

 

 

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